Bon alors pour les néos manager 2.0 finalement tout va bien (voir billet précédent), maintenant parlons des autres. Et oui j'ai la chance (ou pas) d'être dans un Open Space (souvenez-vous de la pression des pairs) et si on perd 40% de productivité on y gagne en ragot CQFD. Et de ce fait, je vais pouvoir vous remonter tout ce que l'on peut entendre lors d'une mutation vers le 2.0. Et en parlant de pression des pairs, vous n'allez pas être déçus ou si, du voyage au coeur d'une entreprise dite collaborative.
Chapitre Premier : Les yeux qui brillent, les ailes qui poussent : Après les longs discours sur les changements, sur le nouveau mode de communication et le nouveau modèle collaboratif qui nous attendaient, et surtout après l'annonce qu'ils deviendraient tous responsables de leur poste et autonomes et avec elle la perspective de remplacer les "petits chefs"... beaucoup y ont vu (et c'est ce que la direction et notre cher gourou voulaient) une formidable opportunité de montrer enfin de quoi ils étaient capables. Ils allaient enfin ne plus être freinés ni squizés par leur responsable hiérarchique puisque celui-ci n'aurait plus d'emprise sur lui. C'est une vraie révolution, quasiment un putsh qui se prépare. (Note de la rédaction : Pour que tout le monde comprenne, les salariés encadrant n'étaient pas dans la confidence de cette révolution) Les bruits de couloir se sont amplifiés de semaine en semaine, les annonces via Internet de cette mise en place et du remplacement futur des cadres par les salariés (c'est comme cela que les cadres l'ont appris) commençaient à peser. Mais qui va prendre la place de qui? C'est à ce moment que les doux moineaux se sont transformés en vautour aux dents de requins, multipliant pour certains les attaques directes et les tentatives de déstabilisation de leur supérieur (qui n'est pas vraiment courant de ce qui lui arrive). Après quelques mois, certains ont compris que pour y arriver il faudrait être à la hauteur, écraser par la preuve, montrer qu'ils pouvaient le faire. Alors ils ont commencé à retrousser leurs manches, travailler comme de vrais petits soldats réagissant dorénavant qu'au son des évangélistes sauf que, sauf qu'il leur fallait faire le boulot de leur chef, qu'ils leur fallaient prendre des décisions plus ou moins stratégiques...
Chapitre second : Ils pensent faire le boulot des chefs avec les avantages : Deux grands problèmes sont apparus.
- Pour faire le travail de celui du dessus il faudrait bien sur en avoir les compétences.
- Etant donné qu'aucune gratification (sauf celle de garder son emploi) n'était envisagée ni envisageable, il est très vite remonter des réactions et retours en arrière du style "y a des personnes payées pour ça et moi j'ai pas son salaire, alors qu'il se démerde...). Comme mode collaboratif là on est aux antipodes quand même!! Pour beaucoup malheureusement les manager qui sont restés manager étaient pour le coup suffisamment compétents pour le rester.... tout ça pour ça!
Tout le monde n'a pas la capaciteéde prendre des décisions, de faire le bon choix, rapidement, d'avoir un esprit d'analyse, de comprendre une stratégie globale, de comprendre un marché, de comprendre un bilan... Je ne dis pas qu'ils sont incompétents, bien loin de moi cette vision, ils sont experts dans leur domaine, mais pour leader ça ne suffit pas toujours et le leadership ne se décrète pas.
Epiloge : Ils ne veulent finalement plus faire plus qu'auparavant... Au final, tout le monde se suveille, la pression mise sur tous s’accroît fortement, les tensions sont visibles, chacun voulant se surpasser l'un pour garder sont leadership, l'autre pour le lui prendre.
Tout le monde campe sur ses possitions sans vraiment savoir comment s'en sortir. Le seul qui y gagne finalement, c'est l'entreprise (à court et moyen terme) puisque tout le monde est à fond. Sauf que l'ambiance, la synergie, le bien être s'étiolent à petit feu... Certains partent, certains craquent. "Avoir la force de rester ou le courage de partir" comme dit la chanson... Alors pour tous ceux qui pensent (et vous êtes nombreux) que 90% des manager doivent être mis à terre, je leur dis d'y réfléchir à deux fois avant de lancer les hostilités...
lundi 26 septembre 2011
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